C’est toujours chouette les shootings extérieurs mais je trouve que ça fait fouillis sur une fiche produit.
Je pense que c’est une habitude de production conservé des débuts de la marque où un vrai shooting studio ne pouvait s’envisager car on parle de plusieurs milliers d’euros pour une journée, et sur une fourchette inévitablement haute lorsqu’on travaille avec un studio parisien.
Sauf que la marque a bien grandi, que le shop dépend moins voir plus du tout de la partie édito, et que de nouveaux clients débarquent et peuvent se perdre dans le rendu. Là on a l’impression qu’absolument chaque photo doit être rentabilisé et sur certaines fiches produits tu as pas moins de quatre ambiances différentes (genre ça : Chino droit à pinces Leonor en twill dense de coton beige - BonneGueule). C’est bordélique
Je trouve que cette accumulation de photos les sanctionne complètement sur l’expérience client. Comme dit @Fennec la base de la vente par correspondance et donc d’internet, c’est d’offrir au client les mêmes chances de choix qu’un client en boutique. C’est aussi un excellent levier commercial car tu peux facilement retranscrire une ambiance en photo.
Or le côté lifestyle aide pas vraiment à ça. C’est joli mais ça fait désordre, BG est une marque solidement ancrée sur internet donc ils devraient réellement dissocier le contenu communication media (blog, RS, sponso, bannière, etc) et le contenu produit sur leur shop.
Vraiment je ne pige pas le rendu souhaité, souvent les marques qui utilisent ce genre de procédé le font pour coller à une ligne édito précise genre Thomas Farthing. Pour une marque comme BG qui se veut moderne, j’avoue que j’ai du mal à cerner l’idée derrière.
la modo avait dit pas de dissucsion de DA ou de media
bref
Plus sérieusement je partage ton avis, maintenant c’est peut le cul entre deux chaises la manière dont ils gèrent les drops, la stratégie « file de l’eau » introduite durant le COVID pour gérer les soucis d’approvisionnement aurait dut engendré une réflexion sur la communication des drop. La il y a des pièces que je découvre « par hasard ». avant tu avais des drop qui fonctionnaient comme des mini collec est ça tenait la route tu comprenais ou ils allaient.
C’est pour ça que je parle de la communication visuelle de la marque
Bah avant ils dépendaient énormément du trafic du blog et c’était pas une stratégie si pérenne, bien avant la refonte d’ailleurs. C’est logique car à mesure que leur offre s’agrandit, il faut pouvoir valoriser autant les anciens produits non vendus que les nouveaux à venir. Travailler par collection permet de faire du vide à un moment donné pour se consacrer entièrement à la suivante. C’est exactement pour cette raison que je trouve le modèle AKOG sain et techniquement accessible pour BG car c’est une marque qui a elle aussi commencé en drop uniquement.
Oui je pense qu’a long terme s’il veulent passer cette phase ils doivent repenser leur modèle de sortie.
Un truc du genre 4 collec par année (plus ou moins saisonnières) avec une cohérence /thématique pour la rendre lisible. S’ils relancent le médias tu peut la présenter 2-3 semaines avant faire monter la mousse autour de 2-3 pièce phare bien mise en valeurs par 2-3 pièces d’appui. A coté de ça tu fais un stock de permanant (type le renji) qui sont réassorti dès que les stock l’exige). En cas de gros succès ils pourraient aussi imaginer un réassort sur forme de précommande si réaliste dans les délais (ou la lancé 2-3 mois dans l’année N+1 après sa première sortie).
Une braderie par année pour liquidé les stocks.
A coté un vrais médias qui alterne phase promo de collec à venir avec des phase d’article de fond-guide à mettre a jour et une dose de CM.
la depuis 12-15 mois c’est vraiment le fouilli et je pense que ce que tu as mis en lumière sur la DA l’explique en partie (je vois ça comme la partie visible de l’iceberg) D’ailleurs je me demande s’ils ont pas eu les yeux plus gros que le ventre avec la collec femme pour la première année surtout en période de sortie COVID et problème de chaine d’approvisionnement.
Ça permet accessoirement de se débarrasser de mauvais choix d’une année précédente.
Les permanents trop permanents j’y crois pas. Me semble que ça a bien plombé Ten C quand ils ont fini de vendre à toute leur fanbase (sauf moi) leur parka OJJ.
Je sais d’un vendeur boutique qu’ils vont arrêter les collections femmes pour se concentrer uniquement sur les hommes. Y’aura juste parfois quelques pièces qui sortiront mais pas plus. Ça n’a pas marché, ils laissent tomber. Les femmes préfèrent la fast fashion apparemment.
@Fennec Je sais pas trop. Regarde leur jean slim Kurabo. Ils l’ont depuis plus de 7 ans je crois bien.
C’est un peu facile de reprocher « aux femmes » d’être de grandes méchantes égoïstes qui préfèrent la fast fashion aux belles fringues écolos de BG.
C’est de la mauvaise foi, c’est creux et crétin, comme affirmation. Qui plus est les consommatrices de Shein/H&M sont probablement pas les clientes potentielles de BG (qui dans des budgets similaires vont chez Sézanne, par exemple).
BG n’est pas l’unique marque moyenne gamme clean chez les meufs (et même nettement plus clean : j’connais des marques pour meufs qui font vraiment en atelier parisien et à des prix très abordables), et BG n’a juste pas pu construire leur clientèle féminine. BG abandonne au bout de deux ans (pour plein de raisons qui leurs sont propres et probablement très rationnelle) parce que ça ne prend pas chez les meufs. Ce qui est compréhensible, parce que la base de clientèle masculine de BG s’est construite sur la durée blog à l’appui, pendant une décennie. C’est compliqué voire impossible de reproduire le même schéma en deux ans chez les meufs. Point. BG se rencentre (cf. le mercato des figures publiques de BG), Benoît fait des choix pour survivre un moment compliqué (inflation, clientèle volatile, probablement des accidents industriels dans les cartons…).
Accuser l’égoïsme et l’amour de la fast-fashion, c’est aussi con qu’un édito de Pascal Praud.
Asphalte a également sorti une collection femme et Drapeau noir avait prévu de le faire. Il faudrait comparer leurs résultats respectifs pour voir si c’est le marché qui est inexistant ou les produits/la com qui n’ont pas fonctionnés
Oulala je sens que j’ai touché un point sensible. En vrai y’a même pas de débat. Regarde la composition des fringues de tes connaissance féminines. Regarde ce que les femmes portent dans la rue. Bien sûr, beaucoup d’hommes portent du pétrole également mais y’a plus une tendance à vouloir des fringues durables chez les hommes que chez les femmes.
Les femmes aiment changer de vêtements, de style, les mecs moins.
Ils sont pas choquants, ils sont juste faux. Regarde le nombre de jeans finis à la pisse avec de l’elasthane, les polaires à la mode, le traitement sur les chaussures cuirs, les manteaux 30% plastique, la chemisette estivale à col requin à 20 balles, ça a l’air assez peu genré comme compromis entre style et prix
A part dans notre micro cosme, un mec va jamais demander si son pull est en poly ou en laine. Il sait pas ce que c’est mérinos, alpaga, mohair, poils de couilles.
Assez d’accord avec les raisons évoquées ci dessus. Des marques comme Sezane, Blazac…cartonnent.
Pour moi y’a aussi 2 raisons qui ont pu freiner :
l’image renvoyée par la marque, les shootings, pas assez « mode/tendance » comme Sezane etc
le nom. « BonneGueule » quand on connaît depuis longtemps on y prête plus attention mais aller attirer de nouvelles clientes avec ce nom, à mon avis gros frein.
Est ce qu’Octobre Éditions aurait aussi bien marché si ça s’appelait Sezane ?