đŸ» BAR sans tapas (dispute de tout) (partie 2)

Du coup retour au point de dĂ©part ? Des maisons laissĂ©es Ă  l’abandon pendant x annĂ©es, qui ne se vendent pas car trĂšs/trop dĂ©gradĂ©es. Sauf pour des personnes ayant des moyens de pouvoir les retaper, donc plus fortunĂ© ayant un profil plus citadin ?
On est dans un problĂšme multifactoriel et je pense que ce n’est pas simplement le problĂšme de « Parisiens Â» qui font monter les prix.

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Bien sĂ»r que le problĂšme Ă  plusieurs facteurs, ça n’exclu pas qu’un de ces facteurs soit l’achat de rĂ©sidence secondaire dans certaines localitĂ©s qui donne un rapport RS/RP dĂ©favorable au dĂ©veloppement de ces lieux lĂ .

Dans les facteurs il y a aussi des acteurs locaux qui organisent et favorisent ce genre de phĂ©nomĂšne et s’en mettent plein les poches, les petites mafia locales.

Alors je n’ai jamais parlĂ© de parisiens qui font monter les prix.

Par contre si il y a bien un phĂ©nomĂšne de gentrification Ă  certains endroits oĂč l’immobilier est de plus en plus cher Ă  cause de l’investissement consĂ©quent dans des rĂ©sidences secondaires.

À l’inverse les maisons pas abordables à un moment T le deviennent avec le temps et la baisse du prix.

C’est aussi une question d’inĂ©galitĂ©s face aux prĂȘts accordĂ©s et des gens qui peuvent payer cash une maison.

Retaper une maison ce n’est pas seulement une question de moyens Ă©conomique, c’est aussi une question de temps. Je vois de jeunes couples s’engager dans cette voie et rĂ©nover leur maison en se projetant dans cinq, voire dix Ă  vingt ans pour arriver Ă  la fin de leurs travaux.

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Si un bien ne se vend pas c’est qu’il est trop cher, globalement

Ou alors que les gens sont trop pauvres et essaient d’acheter des biens hors de leur portĂ©e

Préambules : Ca serait pas bien de déplacer dans un autre topic ?

Quelques rĂ©actions, brutes, Ă  tout ce sujet puisque c’est en parti une de mes grandes interrogations du quotidien dans mes sphĂšres pro et perso.

D’abord, je ne comprends pas bien la notion de « local Â» et par opposition de « Parisien Â».
Concernant les Parisiens, comme vous l’avez dit, il mes semble comme vous l’avez dit, qu’une grosse partie n’est pas « d’origine Â» (dans le sens filiation et implantation ancestrale). Beaucoup ont des ancrages territoriaux diffĂ©rents.
Ensuite, je navigue au quotidien sur tout l’arc atlantique. Je suis nĂ© en VendĂ©e, d’une filiation 100 % « locale Â» mais je n’ai jamais vĂ©cu en VendĂ©e. Je vis Ă  Nantes, Ă  la frontiĂšre entre justement la VendĂ©e et la Bretgane et dont on n’arrive jamais, et surtout aprĂšs plusieurs verres, Ă  identifier clairement « d’oĂč qu’elle est Â». J’en joue souvent, mais ça revient Ă  poser la question : d’oĂč suis-je « local Â» ?
MĂȘme en VendĂ©e, y’aura toujours un gars du Nord VendĂ©e du bocage pour me dire que je viens de la Paline et des Marais.

Bref : la notion du « local Â» est toujours relative il me semble. C’est un rapport de proximitĂ© relatif entre 2 cas prĂ©cis.
Le Parisien sera moins local de Brest que le Rennais. Le Parisien sera toujours plus local de Brest que le Berlinois. Et le Berlinois sera toujous plus local de Brest que le Québecquois.
Z’avez compris.

Ensuite, opposer basiquement la province et Paris, c’est un peu oublier que toutes les rĂ©gions ne peuvent pas suivre le mĂȘme raisonnement.
L’arc Atlantique (qui sera la base du reste de mes propos puisque ce n’est que ce que je maitrise vraiment) ne peut pas ĂȘtre gĂ©nĂ©ralisĂ© de la mĂȘme façon que le littoral MĂ©diterranĂ©en, la rĂ©gion Lyonnaise, le Pays Basque intĂ©rieur, le Centre, le Nord-Est (avec des frontiĂšres directes), etc.

Autre chose qui me perturbe dans la notion de « Local Â» - d’un point de vue trĂšs proche de la cĂŽte : les vrais locaux n’existent plus vraiment. Les Locaux Ă©taient ceux qui avaient un intĂ©ret Ă©conomique direct avec une zone gĂ©ographique.
Sur la cĂŽte Atlantique, globalement, les vrais locaux Ă  mes yeux sont les pecheurs, les ostrĂ©iculteurs, 
, ceux en rapport direct en exploitation de l’OcĂ©an et leur filiation ; un besoin d’ĂȘtre « ici Â» pour vivre Ă  partir d’une ressource.
Ceci était trÚs présent dans les siÚcles passés.
Mais avec l’arrivĂ©e des « Bains de mer Â» (sujet que je vous encourage Ă  creuser : c’est passionnant le dĂ©veloppant, les croyances et vertues, les pratiques autour de ce sujet) Ă  la fin du 19Ăšme, on a tranquillement basculĂ© vers des littoraux avec un modĂšle Ă©conomique exclusif sur le Tourisme.
Dans les années 70, avec le changement de modÚle économique, les congés payés, le début de la décentralisation, nos cÎtes sont devenues exclusivement des stations balnéaires.
Il reste des subtilitĂ©s d’une ville Ă  l’autre, mais globalement, c’est ce qui est arrivĂ©.

Ensuite, sur la cĂŽte, est ce que le local c’est le gars qui investi dans une boutique, un commerce, que sais-je, et qui l’exploite 4 mois par an pour gĂ©nĂ©rer son revenu annuel ? Est-ce plus un local que le retraitĂ© en rĂ©sidence secondaire qui vit lĂ  plus de 6 mois par ans ?

Alors de quel « local Â» parle-t-on, de quelle filialtion, etc. Est-ce que l’un est plus « lĂ©gitime Â» que l’autre.
N’est-ce pas un systùme global ?

A la fin des 90/dĂ©but des 2000, on a basculĂ© de ce que je vais dĂ©finir en 2 grandes lignes : l’immobilier au sens stricte et le produit financier.
La cĂŽte n’échappe pas Ă  cette logique que l’on retrouve dans les mĂ©tropoles.

En vulgarisant :
L’immobilier, c’est investir dans un bien, sur du long terme, constituer un patrimoine « pierre Â» qu’on garde, entretien, transmet. On vit dedans ou on a un locataire de long terme (en gros : c’est Ă  la fin d’un emprunt qu’on commence Ă  rentabiliser).
Le produit financier, c’est pareil, un patrimoine, mais exclusivement sous l’angle financier (lĂ , mĂȘme la notion de locataire, Ă  la rigueur, on s’en cogne : c’est un facteur dans le processus Ă©conmique) - Ă  la diffĂ©rence, on attend pas la logique de fin de l’investissement pour savoir qu’on est rentable puisque c’est sur le principe de l’impĂŽt, par exemple, que ça se joue.
On est passĂ© de l’un Ă  l’autre, tranquillement avec par exemple des lois de dĂ©fiscalisations (dĂ©sinvestissement de l’état dans les logements, transfert aux privĂ©s) et autres logiques simplement Ă©conomique.

Les centres d’interĂȘts et d’influence Ă©conomique ont et suivront toujours, il me semble, un logique Ă©conomique de celui qui peut passer « au-dessus Â».
Si ce n’est pas le « Parisien Â» qui le fait, ce sera un « Russe Â» ou que sais-je.
L’exil autour des centres Ă©conomiques d’influence a toujours existĂ© depuis que l’état s’est dĂ©sengagĂ© de la politique d’urbanisme volontaire (il continue Ă  avoir des grandes idĂ©es, mais en dĂ©lĂ©guant au privĂ©, il y logiquement des biais).

C’est un phĂ©nomĂšne global, sur tout le territoire.
Les Ă©tudes montrent qu’en 30 ans, le dĂ©placement quotidien pour aller Ă  son travail est passĂ© d’une moyenne entre 5 et 10 km sur le territoire Ă  une moyenne de 30 Ă  50 km.
Le foncier pĂšse lourd et le dĂ©veloppant des infrastructures fait que les gens prĂ©fĂšrent s’éloigner et avoir une de « bien idĂ©al Â» en s’éloignant de leur centre d’intĂ©rĂȘt.
Alors oui, quand ça commence juste Ă  arriver et prendre un peu plus de place dans un secteur gĂ©ographie qui n’y Ă©tait pas habituĂ©, c’est plus difficile, Ă©videmment (mais bon, on est de plus en plus nombreux aussi).

Autre chose : la particularitĂ© Française du Mitage. Le dĂ©veloppement des MĂ©tropoles, que j’observe depuis 25 Ă  30 ans, me fait aussi dire que la France a une particularitĂ© et que l’on soit d’accord ou pas, qu’on le veuille ou non, peut ĂȘtre vu comme un « retard Â» de dĂ©veloppement d’un point de vue purement organisation du territoire (Ă©conomiquement, Ă©cologiquement, etc parlant).

J’ai bien d’autres Ă©lĂ©ments que je pourrais dĂ©velopper, mais on est lundi matin :laughing:
La sobriété fonciÚre prévue pour 2050 ; la loi Littoral et les expulsion qui vont arriver ; 


Ce que je retiens de base : c’est qu’on a pas assez de logements en France, et que l’Etat (nous) s’est dĂ©sengagĂ© du problĂšme.
Je ne vois pas à ce jour de changement politique qui permettra de changer ça.
Ce que nous vivons aujourd’hui (que nous discutons ici), ce sont les rĂ©percussions de dĂ©cisions et visions qui ont Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©e il y a plus de 25 ans. Depuis, rien dans cette sphĂšre dĂ©cisionnelle n’a changĂ©.
Faut se bouger, qu’on soit d’un bord ou l’autre, pour changer quelque chose, et mauvaiuse nouvelle, ça ne se fera pas en un mandat.

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Pas assez de logements libres.
Dans certaines zones, et je pense notamment Ă  Paris, il y a foule de logements vacants qu’aucune disposition lĂ©gislative n’a rĂ©ussi Ă  faire louer. Ça ne vaut pas pour les coins touristiques susmentionnĂ©s (encore que), mais Ă  Paris c’est assez marquĂ© et un rĂ©el problĂšme.
Ça et les locs saisonniùres qui privent les habitants de location au profil des AirBnB (ce qui par ailleurs n’aide pas le monde hîtelier).

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Ben c’est aussi ce que je dis : RBnB, c’est une version « financiĂšre Â» exclusive d’un bien.
Tu renforces bien ce que je dis. C’est un dispositif Ă©conomique plus que de l’immobilier. LEs gens qui « exploitent Â» le font parce que c’est autorisĂ©, et cherchent uniquement une rentabilitĂ©.
Les logements vides : c’estq u’ils ont un intĂ©ret Ă  ce que ça reste vide. Toujorus la mĂȘme logique.

C’est le mĂȘme rapport qu’avec les banques : on y place volontairement de nous mĂȘme notre argent en demandant une rentabilitĂ©. Les « accuser Â» de faire ensuite de l’argent sur notre dos (alors que c’est une entreprise - donc c’est logique de vouloir produire) c’est un peu schizo.

On revient Ă  : « l’Etat (nous) se dsengage du problĂšme Â».
Si on veut que ça change, on peut pas toujours accuser un systÚme que collectivement on construit (en dehors de toute opinion politique hein).

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C’est lĂ  oĂč je vais ĂȘtre en dĂ©saccord.
Tu as des proprio d’appart parisiens qui ne louent pas par pure flemme. Ou qui s’en servent comme pied Ă  terre quelques jours par an. OĂč est l’intĂ©rĂȘt Ă©conomique rationnel ?

Les acteurs Ă©conomiques n’ont rien de rationnel (surtout les particuliers) dans un nombre non nĂ©gligeable de situations.

AprĂšs Ă  titre personnel, je suis pour une forme de rĂ©quisition des logements vacants dans les zones les plus en tension (non saisonniĂšres), Ă  la fois pour utiliser ces logements mais Ă©galement pour forcer leurs propriĂ©taires Ă  louer, et Ă  des tarifs accessibles pour trouver preneur. Le logement est un bien essentiel, et actuellement le libre marchĂ© ne fonctionne pas suffisamment bien pour que l’allocation des ressources soit satisfaisante.

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Chairbleue a dit intĂ©rĂȘt pas intĂ©rĂȘt Ă©conomique, il faut croire que garder un logement vacant a plus d’intĂ©rĂȘt pour eux qu’un intĂ©rĂȘt Ă©conomique :upside_down_face:

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C’est aussi parfois un intĂ©rĂȘt Ă©conomique de ne pas louer : travaux, mises aux normes, impĂŽts sur le revenue, etc.
Mais clairement il y a un surnombre de logements vacants et ça n’explique clairement pas la majoritĂ© (surtout Ă  Paris).

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Exemple des Sables d’Olonne (j’y suis 1 jour par semaine et j’y vois une multitude de propriĂ©taires - et on parle souvent de La Baules, mais franchement, je crois que les fortunes sont plus importantes encore aux Sables).

Vendredi dernier, j’ai visitĂ©, pour en faire le diagnostic technique, une RĂ©sidence d’environ une centaine de logements.
Elle est situĂ©e trĂšs « moyennement Â» Ă  proximitĂ© du port de plaisance.
Le simple fait de louer pendant 1 mois ou 2 Ă  l’époque du VendĂ©e Globe (soit tous les 4 ans), leur suffit Ă  obtenir un certain Ă©quilibre financier du bien.
Ensuite, ils ne le louent mĂȘme pas. Ce sont des gens qui viennent Ă  tout casser 3 Ă  4 semaines sur toute une annĂ©e.
Comme dit Blinis, y’a tous les a-cĂŽtĂ© et selon leur situation, l’intĂ©ret Ă©conomique rejoint « l’intĂ©ret dĂ©connectĂ© Â».
On a conclu notre rĂ©union de visite en leur disant qu’ils allaient devoir faiire un ravalement « lourd Ă©conomiquement Â». Ils ont ralĂ©.
Puis quand on a abordĂ© le cĂŽtĂ© fiscal et leur statut, c’est assez « bizarrement Â» qu’ils sont devenus pressĂ©s de connaitre les chiffres.

Un pure bonbon qu’on file Ă  un gamin qui possĂšde tout le paquet. En plus, le bonbon est presque gratuit puisque plus tu le suce, plus il est sucrĂ©.

EDIT : et sur les logements vaccant, quand ils ne deviennent plus vaccants, les proprio ont des obligations. Soit ils ne veulent pas de ces obligations, soit ça flingue leur « rentabilitĂ© Â».
C’est un calcul : Ă  un moment, dans leur « calcul Â», si se « faire bien chier Â», ça rapporte rien, ben ils temporise des jours (loies) meilleures.

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Je trouve ça dingue de se dire qu’une location de 2 mois tous les 4 ans leur permettent de trouver un Ă©quilibre financier. :dizzy_face:

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C’est un rĂ©el problĂšme que la vacance demande si peu d’obligations comparativement Ă  la location. Et c’est, Ă  mon sens, anormal.

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Yes tu as sĂ»rement raison pour la gentrification. Mon propos n’était pas de dire que c’est que la faute des locaux mais plutĂŽt par rapport au fait qu’on dise « Ă  cause des parisiens ».

La fameuse guéguerre entre les 2

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Je prends deux semaines de vacances et vous en profiter pour foutre le dawa ?
(@ChairBleue tag moi la prochaine fois)

Dans ta résidence secondaire en province ? :thinking:

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Non mais tu connais les emmâ‚ŹÊÈĄâ„źs d’une rĂ©sidence secondaire ?

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Effectivement je viens de comprendre ton lien ahah

Quelques chiffres



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Ceux qui médisent de la creuse ne connaissent pas le fondu creusois